Une rentrée difficile et un marché tendu

Parmi les mille choses que nous répétons à chaque rentrée et qui nous font définitivement reléguer les vacances au chapitre des histoires anciennes, il en est une qui requiert une attention toute particulière et nous permet, à l’issue d’un mois de septembre toujours dense, de nous arrêter sur un mot : le seul qui pourra qualifier la rentrée dans sa globalité. Celui qui traduira notre sentiment et, s’il est bien trouvé, celui de la filière entière… L’an dernier, elle était « tumultueuse », selon le terme que nous avions alors choisi d’emprunter à la Conférence des Grandes Ecoles. Comment devrions-nous nous sentir aujourd’hui, quand presque la moitié des écoles ne remplit pas sa nouvelle promotion et que les classes préparatoires enregistrent une (légère) baisse du nombre d’inscrits en 1ère année ? La rentrée est « difficile », le marché « tendu ». Bref, un mot ne suffira pas à décrire la complexité du contexte et les enjeux qu’il porte.

Des chiffres d’abord, pour nous aider à y voir plus clair : 79 000 élèves ont fait leur rentrée en classe préparatoire cette année (toutes filières confondues), soit 1,1 % de moins que l’an passé. Vraiment rien de significatif. Le recul est en revanche plus marqué pour les classes préparatoires économiques et commerciales. Nous n’avons pas encore tous les chiffres car l’enquête que nous réalisons chaque année auprès des lycées concernés réclame beaucoup de temps et pas seulement parce que 11 nouvelles classes (dont 6 dédiées à la voie Technologique) ont ouvert il y a quelques temps. Un certain nombre de ces ouvertures de CPGE se réalisent en partenariat avec des universités et même une avec le soutien de l’EM Normandie. Ceci allant dans le sens de l’ouverture de la filière souhaitée par le gouvernement et qui avait été encouragée par Valérie Pécresse.

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